IL FAUT LE SAVOIR - 3

Les conseils de Maître HUA, l'avocat des cavaliers

Un centre équestre est un établissement recevant du public (ERP) et à ce titre doit transmettre à ses usagers, ses visiteurs et ses salariés, le cas échéant, un nombre important d’information. Cette information se fait par voie d’affichage. Le non-respect de ces obligations entraîne des sanctions.

Concernant l’accueil du public cet affichage concerne essentiellement quatre aspects :

  • La compétence et la qualité des usagers et des instructeurs ;

  • Les secours et les mesures d’urgence ;

  • Les tarifs en vigueur ;

  • Les règles de la pratique de l’activité équestre au sein de l’établissement.

Depuis la mise en œuvre des mesures particulières dites « gestes barrières » et la reprise des activités sportives consécutives à l’instruction DS/DS2/2020/100 du 23 juin 2020 relative à « la reprise progressive et adaptée aux risques liées à l’épidémie de COVID-19 de la pratique des activités physiques et sportives » des exigences supplémentaires existent.

  • L'affichage lié à la compétence et la qualité : il est obligatoire d’afficher à l’accueil de l’établissement les diplômes et cartes professionnelles des enseignants. De même est il obligatoire d’afficher au même endroit l’attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle et les garanties licence.

  • Les consignes de sécurité incendie et numéros d’urgence : un affichage dans tout l’établissement est souhaitable de sorte qu’en tout lieu, chacun puisse y avoir accès. De même des pictogrammes matérialisant l’endroit ou les endroits où se trouvent les trousses de premiers secours doivent être affichés.

  • Les tarifs :  il est essentiel qu’ils soient affichés à l’entrée de l’établissement.

  • Les règles régissant la pratique, l’obligation du port du casque, l’interdiction de fumer et de vapoter, les règles d’hygiène et de sécurité des activités équestres ainsi que le règlement intérieur doivent être affichés très visibles.

C’est sur ce dernier point que portent les aménagements imposés par le contexte sanitaire.

Outre les panneaux d’information les exploitants doivent prévoir un sens de circulation des personnes et des cavaliers avec flèches matérialisées.

Les cavaliers doivent prévoir leur casques et masques personnels puisque le port de ces derniers est obligatoire sauf en action d’équitation.

Les exploitants doivent organiser la mise en œuvre d’un point d’eau extérieur, à la sortie du parking, et exiger le lavage des mains à l’arrivée avant de pénétrer dans la zone du centre équestre. Des bouteilles de gel hydroalcoolique et des boites de masques doivent être mises à la disposition de chacun en permanence. De plus, les sanitaires doivent faire l’objet d’une désinfection régulière plusieurs fois dans la journée.

Il est évident que ces exigences ont un coût non négligeable qui ne fera que s’alourdir sur la durée.

Cependant, ces mesures d’affichage seront vaines si les comportements des usagers et des visiteurs ne sont pas en adéquation. Le respect des distances de sécurité (2m), des zones libres autour des couples cavalier/monture (4m2), la modification des habitudes, à de se retrouver avant et après la reprise pour partager un moment de convivialité autour d’un verre ou d’un café, seront indispensables.

C’est une atteinte importante à la liberté qui nous est imposée.

Elle semble nécessaire, au moins pour un temps.

C’est à ce prix que nous traverserons cette crise sanitaire sans précédent en continuant de pratiquer et de faire vivre les clubs et les centres équestres au sein desquels de nombreux professionnels et bénévoles s’investissent à longueur d’année sans compter ni leur temps ni leur peine. Malgré tout, il faut chiffrer pour vivre. Le retour des cavaliers dans les centres équestres et la reprise des compétitions devrait permettre une remontée financière. En effet, il ne faudrait pas que cette crise sanitaire se double durablement d’une crise économique de la filière toute entière.©

JBH

 

 

16-09-2020